La rencontre démarre fort pour les Nazairiens, qui investissent la moitié du terrain de leurs visiteurs à grands coups d’épaules, de passes après contact, de prises d’intervalles et même de chisteras. Ça va très vite, presque trop vite, et notre défense est mise à rude épreuve.
Nous le savions, la foudre allait s’abattre sur notre ligne, heureusement disciplinée et bien en place. Les minutes passent et se ressemblent durant les 20 premières. La moindre faille est exploitée par les Rouges & Noirs, mais un geste défensif rattrape toujours le coup.
Le jeu est fluide, ça cavale, tantôt d’une ligne de touche à l’autre, tantôt dans l’axe, où les costauds de la côte font des dégâts, avancent, mais finissent toujours par se casser les dents face à une solidarité sans faille de nos Clissonnais, vaillants et courageux.
Une première incursion dans les 40 mètres nazairiens ne donnera rien, malgré deux contres sur des dégagements au pied du 10 adverse. Du bord du terrain, on sent que la domination s’équilibre. Sans quelques fautes de main lors de temps forts clissonnais, le tableau d’affichage aurait pu se débloquer à notre avantage.
Saint-Nazaire repart à l’attaque et finit par prendre trois points sur une pénalité concédée dans nos 40 mètres, après un premier échec quelques minutes plus tôt. La première tentative lointaine de Clisson ne trouve malheureusement pas cible, et le score reste figé à 3-0.
Nouvelle incursion chez les locaux, mais la pénalité jouée à la main à 5 mètres de l’en-but est gâchée par un nouvel en-avant. Le syndrome de Twickenham trotte dans les têtes des supporters clissonnais…
Le match est superbe, et sans ces imperfections, l’emprise que Clisson commence à prendre aurait pu se traduire au tableau d’affichage.